A l'affiche
Brigitte Aubert - Le souffle de l'Ogre
...sorti le 10 mars !
Prix Erckmann-Chatrian
Nous sommes heureux de vous annoncer que Pierre Hanot (Les Clous du fakir) a remporté le Prix Erckmann-Chatriand, considéré comme le Goncourt lorrain. Il sera proclamé le 6 février 2010. Longue vie à cet artisan de la langue, et grand succès!
Chronique de lecteur
Voilà, c’est fait... Je termine tout juste la lecture du dernier livre de Colin Thibert Le Festin d’Alice. Bizarre, cette impression, ce petit arrière-goût qui reste alors. Disons-le franchement : Le festin est bon, mais n’est pas le met le plus délicat qu’il m’ait été donné de déguster.
Pourtant, tous les ingrédients sont là : des personnages attachants, bien dessinés ; un univers bien maitrisé, à tel point que parfois on imagine, on sent, on visualise très clairement les scènes dépeintes – la crasse et la puanteur de l’appartement ravioli, les courbes parfaites d’Alice... ; une histoire forte qui démarre sur les chapeaux de roues et une écriture assez bien maîtrisée et suggestive, à vous dégoûter à vie de la bouffe chinoise.
Seulement voilà, Thibert tire tout droit. Le livre est plaisant, agréable à lire, mais sans grande surprise ni inventivité. Le fil se déroule (trop) simplement, à tel point qu’on imagine sans peine ce qui va probablement venir ensuite. De fait, on devine bien, et le livre ne réserve aucune surprise ni rebondissement... Bien, mais peut mieux faire.
Le style est direct, agréable, dépourvu d’emphase. Mais il est aussi trop souvent naïf, un peu facile, voire scolaire, à vous tirer quelques profonds soupirs réprobateurs. Comme si l’auteur, parfois pris d’une flemme et en manque d’inspiration, n’avait pas trouvé le courage de retravailler son premier jet pour l’enrichir. Agaçant.
Au bout du compte, Le Festin d’Alice est un peu comme une virée au resto chinois en bas de chez soi. Tout n’est pas bon, certains plats sont bizarres et à éviter absolument, mais c’est pratique et on sait qu’en misant sur des valeurs sûres, on peut y manger sur le pouce, pas trop mal et pas cher. Le Festin d’Alice est en substance un polar agréable. Il se lit vite, remplit un office simple, mais ne laisse malheureusement pas un souvenir impérissable. On le repose rassasié, mais il ne donne pas envie de se lécher les doigts...
Yann RENOARD
Que deviennent-ils?
L'actualité de Ken Bruen n'en finit pas de rebondir: le tournage de London Boulevard a débuté à Hollywood! L'impatience nous gagne de découvrir sur les écrans le remake bruennien du chef-d'oeuvre de Billy Wilder, Sunset boulevard... Quant à son nouveau roman, Brooklyn Requiem, annoncé initialement à l'automne 2009, il paraîtra finalement en janvier 2010 chez Fayard Noir. Encore quelques mois à attendre avant de découvrir ce qui est, définitivement, un monument élevé à la police, presque une cathédrale...
Prix littéraires
Les Clous du fakir de Pierre Hanot ont remporté le Prix du roman français adulte au festival de Fontenoy-la-Joute. Augurons que c'est le début d'une belle et longue série!