Alain Brézault

Alain Demouzon

Anne Secret

Brigitte Aubert

Carlo Lucarelli

Chantal Pelletier

Chris Petit

Dominique Forma

Don Winslow

Eddie Muller

Eric Miles Williamson

François Barcelo

François Caradec

Frédéric Dard

Georgui et Arkadi Vaïner

James Crumley

James Durham

Jean-Bernard Pouy

Jean-Louis Debré

Jean-Philippe Arrou-Vignod

Jean Vautrin

Joseph Incardona

Ken Bruen

Moussa Konaté

Philippe Paringaux

Pierre Hanot

Roberto Drummond

Robert-Scott Phillips

Romain Slocombe

Russell James

Sam Millar

Tito Topin

Tom Grimes

Jean-Bernard Pouy

Jean-Bernard Pouy, né à Paris, en 1946, est l’un des principaux auteurs contemporains du roman noir français.

Bien qu’il ait un lien fort avec le Lot-et-Garonne (Nérac), le pavé parisien n’a plus de secret pour lui. Il y vit, y bouscule l’ordre établi, lors d’un fameux printemps, tout en poursuivant des études tout azimut. Après avoir obtenu un DEA d’Histoire de l’art (section cinéma) à l’ École pratique des hautes études, J.B. Pouy pratique divers métiers jusqu’à l’âge de 35 ans, où l’écriture le prend et devient sa principale occupation. Son premier texte Spinoza encule Hegel (1983) dont le titre n’apparaît pas sur la première de couverture, clôt la collection « Sanguine » chez Albin Michel. Plusieurs fois réédité depuis, ce roman un peu dadaïste pose un regard ironique et cynique sur Mai 68. Avec son deuxième roman, Nous avons brûlé une Sainte (Gallimard, 2001), il entre à la « Série Noire » chez Gallimard sous le numéro 1968. Il ne la quittera plus, tout en continuant de publier chez de nombreux autres éditeurs.

Amoureux de la langue et de la littérature, romancier et nouvelliste, Oulipien, J.B. Pouy s’impose en permanence des contraintes formelles et narratives. Il propose toujours à celui qui le lit plusieurs niveaux de lecture. Ses récits font de lui un auteur qui suscite en permanence l’attente impatiente du lecteur. La Belle de Fontenay (Gallimard, 1999), ainsi que le tragique R.N.86 (Gallimard, 1998) en sont deux beaux exemples. Son dernier « Série Noire », Le Rouge et le Vert (Gallimard, 2005), semble clore un cycle précis.

Auteur inclassable, inventif, prolifique et multiforme, J.B. Pouy se définit lui-même comme un « styliste pusillanime » : scénariste occasionnel, animateur de radio à France-Culture, poète et dessinateur (Cendres Chaudes, Éditions du Ricochet, 1999), il emprunte de nouvelles pistes dans le polar futuriste chez l’Atalante, et même y invente un écrivain autrichien qu’il traduit impunément (Le Merle d’Arthur Keelt). Il collabore aussi à de nombreuses revues. Ardent défenseur de la littérature populaire, J.B. Pouy crée, en 1995, la collection « Le Poulpe », suivies d’autres qui n’auront pas le même accueil (« Pierre de Gondol », « Série Grise »… ). Toujours prêt à servir la cause du roman noir et du roman populaire (il a reçu, en 1996, le Grand Prix Paul Féval de littérature populaire), il s’engage de plus en plus auprès de petits éditeurs et, après la disparition du format poche de la Série Noire, lance, en hommage, la « Suite Noire » aux éditions La Branche.

J.B. Pouy est l'auteur d'une cinquantaine de romans et d’une centaine de nouvelles, dont Plein tarif (1997), Chasse à l’homme (2000), Nus (2007) et La Récup' (2008), publiées chez Fayard Noir et aux éditions Mille et une nuits.
© photo : DR

A l'affiche

Brigitte Aubert - Le souffle de l'Ogre

...sorti le 10 mars !


Prix Erckmann-Chatrian

Nous sommes heureux de vous annoncer que Pierre Hanot (Les Clous du fakir) a remporté le Prix Erckmann-Chatriand, considéré comme le Goncourt lorrain. Il sera proclamé le 6 février 2010. Longue vie à cet artisan de la langue, et grand succès!


Chronique de lecteur

Voilà, c’est fait... Je termine tout juste la lecture du dernier livre de Colin Thibert Le Festin d’Alice. Bizarre, cette impression, ce petit arrière-goût qui reste alors. Disons-le franchement : Le festin est bon, mais n’est pas le met le plus délicat qu’il m’ait été donné de déguster.

Pourtant, tous les ingrédients sont là : des personnages attachants, bien dessinés ; un univers bien maitrisé, à tel point que parfois on imagine, on sent, on visualise très clairement les scènes dépeintes – la crasse et la puanteur de l’appartement ravioli, les courbes parfaites d’Alice... ; une histoire forte qui démarre sur les chapeaux de roues et une écriture assez bien maîtrisée et suggestive, à vous dégoûter à vie de la bouffe chinoise.

Seulement voilà, Thibert tire tout droit. Le livre est plaisant, agréable à lire, mais sans grande surprise ni inventivité. Le fil se déroule (trop) simplement, à tel point qu’on imagine sans peine ce qui va probablement venir ensuite. De fait, on devine bien, et le livre ne réserve aucune surprise ni rebondissement... Bien,  [ lire la suite ]


Que deviennent-ils?

L'actualité de Ken Bruen n'en finit pas de rebondir: le tournage de London Boulevard a débuté à Hollywood! L'impatience nous gagne de découvrir sur les écrans le remake bruennien du chef-d'oeuvre de Billy Wilder, Sunset boulevard... Quant à son nouveau roman, Brooklyn Requiem, annoncé initialement à l'automne 2009, il paraîtra finalement en janvier 2010 chez Fayard Noir. Encore quelques mois à attendre avant de découvrir ce qui est, définitivement, un monument élevé à la police, presque une cathédrale...

Prix littéraires
Les Clous du fakir de Pierre Hanot ont remporté le Prix du roman français adulte au festival de Fontenoy-la-Joute. Augurons que c'est le début d'une belle et longue série!

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